Edith Piaf
Mon Amant De Saint-jean 1 - Je ne sais pourquoi j'allais danser
A Saint-Jean au musette,
Mais quand un gars m'a pris un baiser,
J'ai frissonné, j'étais chipée
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.
2 - Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être
Beau parleur chaque fois qu'il mentait,
Je le savais, mais je l'aimais.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.
3 - Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs
Un serment n'est qu'un leurre
J'étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son c½ur.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m'aime plus
C'est du passé
N'en parlons plus 22222222222222 Edith Piaf
Les Roses Blanches C'était un gamin, un gosse de Paris,
Pour famille il n'avait qu' sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin tous les dimanche
Lui apportait de belles roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :
"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"
Au printemps dernier, le destin brutal,
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l'hopital,
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d'avril parmi les promeneurs
N'ayant plus un sous dans sa poche
Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,
Furtivement vola des fleurs
La marchande l'ayant surpris,
En baissant la tete, il lui dit :
"C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"
La marchande émue, doucement lui dit,
"Emporte-les je te les donne"
Elle l'embrassa et l'enfant partit,
Tout rayonnant qu'on le pardonne
Puis à l'hopital il vint en courant,
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, une infirmière,
Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
Et le gamin s'agenouillant dit,
Devant le petit lit blanc :
"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
Toutes ces roses blanches, tu les emporteras" 33333333333333 edith piaf
la vie en rose
Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ca me fait quelque chose
Il est entré dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la vie
Il me l'a dit, l'a juré
Pour la vie.
Et dès que je l'apercois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat.
Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ca me fait quelque chose
Il est entré dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est toi pour moi,
Moi pour toi dans la vie
Tu me l'as dit,m'a juré
pour la vie.
Et dès que je l'apercois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat.
Des nuits d'amour à en mourir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis, les chagrins s'effacent
Heureux, heureux pour mon plaisir 44444444444444 Edith Piaf
J' M'en Fous Pas Mal
Je suis née, Passage de la Bonne Graine.
J'en ai pris d' la graine, et pour longtemps
J' travaille comme un chien toute la semaine
J' vous jure que l' patron, il est content
Mes amies se sont mises en colère :
"C'est pas bien malin, c' que tu fais là...
Faut c' qu'y faut, mais toi, tu exagères,
Tu verras qu'un jour, tu le regretteras..."
J' m'en fous pas mal.
Y peut m'arriver n'importe quoi,
J' m'en fous pas mal.
J'ai mon dimanche qui est à moi.
C'est p't'êt' banal,
Mais ce que les gens pensent de vous,
اa m'est égal !
J' m'en fous !
Il y a les bords de la Seine.
Il y a l'avenue de l'Opéra.
Il y a le Bois de Vincennes.
Quel beau dimanche on a làEt puis, y a l' bal
Qui vous flanque des frissons partout.
' y a des étoiles
Qui sont plus belles que les bijoux.
' y a les beaux mâles
Qui vous embrassent dans le cou.
L' reste, après tout,
J' m'en fous !
Ce fut par un de ces beaux dimanches
Que, tous deux, l'on se mit à danser.
De grands yeux noirs, de longues mains blanches,
Alors, j' me suis laissée embrasser.
Mes amies se sont mises en colère :
"C' type-lâ, c'est connu, il a pas d' c½ur.
C'est un va-nu-pieds, un traîne-misère.
Y t'en fra voir de toutes les couleurs..."
J' m'en fous pas mal.
Il peut m'arriver n'importe quoi,
J' m'en fous pas mal.
J'ai mon amant qui est à moi.
C'est p't'êt' banal
Mais ce que les gens pensent de vous,
اa m'est égal !
J' m'en fous !
Il y a ses bras qui m'enlacent.
Il y a son corps doux et chaud.
Il y a sa bouche qui m'embrasse.
Ha, mon amant, c' qu'il est beau !
Et puis ' y a l' bal.
Quand je suis dans ses bras, c'est fou.
J' me trouverais mal.
Quand il m' dit : "Viens ! Rentrons chez nous !"
Ah l'animal !
Avec lui, j'irais n'importe où.
L' reste après tout,
J' m'en fous !
J'ai vécu des heures si jolies
Quand il me tenait entre ses bras.
J' n'aurais jamais cru que, dans la vie,
On puisse être heureuse à ce point-làMais un jour où tout n'était
que rires,
Un jour de printemps rempli de joie,
Il s'en est allé sans rien me dire,
Sans même m'embrasser une dernière fois...
J' m'en fous pas mal.
' y peut m'arriver n'importe quoi,
J' m'en fous pas mal.
J'ai mon passé qui est à moi.
C'est p't'êt' banal
Mais ce que les gens pensent de vous,
اa m'est égal.
J' m'en fous !
Les souvenirs qui m'enlacent
Chantent au fond de mon c½ur
Et tous les coins où je passe
Me rappellent mon bonheur,
Et puis ' y a l' bal.
Je danse, et je ferme les yeux.
Je crois que c'est encore nous deux.
Parfois, j'ai mal.
J'ai mon c½ur qui frappe à grands coups.
اa m'est égal.
J' m'en fous !... 55555555555555 Edith Piaf
Il Y Avait
Il y avait un garçon qui vivait simplement,
Travaillant dans le faubourg.
Il y avait une fille qui rêvait simplement
En attendant l'amour.
Il y avait le printemps,
Le printemps des romans
Qui passait en chantant
Et cherchait deux c½urs troublants
Pour prêter ses serments
Et en faire des amants.
Il y a eu un moment merveilleux,
Lorsque leurs regards se sont unis.
Il y a eu ces instants délicieux
Où, sans rien dire, ils se son compris.
Il y a eu le destin
Qui a poussé le gamin
A lui prendre la main.
Il y a eu la chaleur,
La chaleur du bonheur
Qui leur montait au c½ur.
Il y avait cette chambre meublée
Aux fenêtres donnants sur la cour.
Il y avait ce couple qui s'aimait
Et leurs phrases parlaient de toujours.
Il y avait le gamin
Qui promenait sa main
Dans les cheveux de lin
De la fille aux yeux rêveurs
Tandis que dans leur c½ur
S'installait le bonheur.
Il y a eu ces deux corps éperdus
De bonheur, de joies sans pareils.
Il y a eu tous les rêves perdus
Qui remplaçaient leurs nuits sans sommeil.
Il y a eu le moment
Où, soudain, le printemps
A repris ses serments.
Il y a eu le bonheur
Qui s'est enfui en pleurs
D'avoir brisé deux c½urs.
Il y avait un garçon qui vivait simplement,
Travaillant dans le faubourg.
Il y avait une fille qui pleurait en songeant
A son premier amour.
Il y avait le destin
Qui marchait son chemin
Sans s'occuper de rien.
Tant qu'il y aura des amants,
Il y aura des serments qui ne dureront qu'un printemps... 66666666666666 EDITH PIAF
Mon Dieu Mon Dieu
Mon Dieu
Mon Dieu
Laissez-le-moi
Encore un peu
Mon amoureux~
Un jour
deux jours
huit jours
Laissez-le-moi
Encore un peu
A moi~
Le temps de s'adorer
De se le dire
Le temps de s'fabriquer
Des souvenirs~
Mon Dieu
Oh oui...
Mon Dieu
Laissez-le-moi
Remplir un peu
Ma vie~
Mon Dieu
Mon Dieu
Mon Dieu
Laissez-le-moi
Encore un peu
Mon amoureux~
Six mois
trois mois
deux mois~
Laissez-le-moi
Pour seulement
Un mois~
Le temps de commencer
Ou de finir
Le temps d'illuminer
Ou de souffrir
Mon Dieu
Mon Dieu
Mon Dieu
Même si j'ai tort
Laissez-le-moi
Un peu~
Même si j'ai tort
Laissez-le-moi
Encore~ 77777777777777 Edith Piaf
La Foule
Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...
Emportés par la foule qui nous traine
Nous entraine
écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchainés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
épanouis, enivrés et heureux.
Entrainés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
épanouis, enivrés et heureux...
Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...
Emportés par la foule qui nous traine
Nous entraine
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...
Entrainée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...
Mon Amant De Saint-jean 1 - Je ne sais pourquoi j'allais danser
A Saint-Jean au musette,
Mais quand un gars m'a pris un baiser,
J'ai frissonné, j'étais chipée
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.
2 - Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être
Beau parleur chaque fois qu'il mentait,
Je le savais, mais je l'aimais.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.
3 - Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs
Un serment n'est qu'un leurre
J'étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son c½ur.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m'aime plus
C'est du passé
N'en parlons plus 22222222222222 Edith Piaf
Les Roses Blanches C'était un gamin, un gosse de Paris,
Pour famille il n'avait qu' sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin tous les dimanche
Lui apportait de belles roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :
"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"
Au printemps dernier, le destin brutal,
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l'hopital,
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d'avril parmi les promeneurs
N'ayant plus un sous dans sa poche
Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,
Furtivement vola des fleurs
La marchande l'ayant surpris,
En baissant la tete, il lui dit :
"C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"
La marchande émue, doucement lui dit,
"Emporte-les je te les donne"
Elle l'embrassa et l'enfant partit,
Tout rayonnant qu'on le pardonne
Puis à l'hopital il vint en courant,
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, une infirmière,
Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
Et le gamin s'agenouillant dit,
Devant le petit lit blanc :
"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
Toutes ces roses blanches, tu les emporteras" 33333333333333 edith piaf
la vie en rose
Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ca me fait quelque chose
Il est entré dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la vie
Il me l'a dit, l'a juré
Pour la vie.
Et dès que je l'apercois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat.
Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ca me fait quelque chose
Il est entré dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est toi pour moi,
Moi pour toi dans la vie
Tu me l'as dit,m'a juré
pour la vie.
Et dès que je l'apercois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat.
Des nuits d'amour à en mourir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis, les chagrins s'effacent
Heureux, heureux pour mon plaisir 44444444444444 Edith Piaf
J' M'en Fous Pas Mal
Je suis née, Passage de la Bonne Graine.
J'en ai pris d' la graine, et pour longtemps
J' travaille comme un chien toute la semaine
J' vous jure que l' patron, il est content
Mes amies se sont mises en colère :
"C'est pas bien malin, c' que tu fais là...
Faut c' qu'y faut, mais toi, tu exagères,
Tu verras qu'un jour, tu le regretteras..."
J' m'en fous pas mal.
Y peut m'arriver n'importe quoi,
J' m'en fous pas mal.
J'ai mon dimanche qui est à moi.
C'est p't'êt' banal,
Mais ce que les gens pensent de vous,
اa m'est égal !
J' m'en fous !
Il y a les bords de la Seine.
Il y a l'avenue de l'Opéra.
Il y a le Bois de Vincennes.
Quel beau dimanche on a làEt puis, y a l' bal
Qui vous flanque des frissons partout.
' y a des étoiles
Qui sont plus belles que les bijoux.
' y a les beaux mâles
Qui vous embrassent dans le cou.
L' reste, après tout,
J' m'en fous !
Ce fut par un de ces beaux dimanches
Que, tous deux, l'on se mit à danser.
De grands yeux noirs, de longues mains blanches,
Alors, j' me suis laissée embrasser.
Mes amies se sont mises en colère :
"C' type-lâ, c'est connu, il a pas d' c½ur.
C'est un va-nu-pieds, un traîne-misère.
Y t'en fra voir de toutes les couleurs..."
J' m'en fous pas mal.
Il peut m'arriver n'importe quoi,
J' m'en fous pas mal.
J'ai mon amant qui est à moi.
C'est p't'êt' banal
Mais ce que les gens pensent de vous,
اa m'est égal !
J' m'en fous !
Il y a ses bras qui m'enlacent.
Il y a son corps doux et chaud.
Il y a sa bouche qui m'embrasse.
Ha, mon amant, c' qu'il est beau !
Et puis ' y a l' bal.
Quand je suis dans ses bras, c'est fou.
J' me trouverais mal.
Quand il m' dit : "Viens ! Rentrons chez nous !"
Ah l'animal !
Avec lui, j'irais n'importe où.
L' reste après tout,
J' m'en fous !
J'ai vécu des heures si jolies
Quand il me tenait entre ses bras.
J' n'aurais jamais cru que, dans la vie,
On puisse être heureuse à ce point-làMais un jour où tout n'était
que rires,
Un jour de printemps rempli de joie,
Il s'en est allé sans rien me dire,
Sans même m'embrasser une dernière fois...
J' m'en fous pas mal.
' y peut m'arriver n'importe quoi,
J' m'en fous pas mal.
J'ai mon passé qui est à moi.
C'est p't'êt' banal
Mais ce que les gens pensent de vous,
اa m'est égal.
J' m'en fous !
Les souvenirs qui m'enlacent
Chantent au fond de mon c½ur
Et tous les coins où je passe
Me rappellent mon bonheur,
Et puis ' y a l' bal.
Je danse, et je ferme les yeux.
Je crois que c'est encore nous deux.
Parfois, j'ai mal.
J'ai mon c½ur qui frappe à grands coups.
اa m'est égal.
J' m'en fous !... 55555555555555 Edith Piaf
Il Y Avait
Il y avait un garçon qui vivait simplement,
Travaillant dans le faubourg.
Il y avait une fille qui rêvait simplement
En attendant l'amour.
Il y avait le printemps,
Le printemps des romans
Qui passait en chantant
Et cherchait deux c½urs troublants
Pour prêter ses serments
Et en faire des amants.
Il y a eu un moment merveilleux,
Lorsque leurs regards se sont unis.
Il y a eu ces instants délicieux
Où, sans rien dire, ils se son compris.
Il y a eu le destin
Qui a poussé le gamin
A lui prendre la main.
Il y a eu la chaleur,
La chaleur du bonheur
Qui leur montait au c½ur.
Il y avait cette chambre meublée
Aux fenêtres donnants sur la cour.
Il y avait ce couple qui s'aimait
Et leurs phrases parlaient de toujours.
Il y avait le gamin
Qui promenait sa main
Dans les cheveux de lin
De la fille aux yeux rêveurs
Tandis que dans leur c½ur
S'installait le bonheur.
Il y a eu ces deux corps éperdus
De bonheur, de joies sans pareils.
Il y a eu tous les rêves perdus
Qui remplaçaient leurs nuits sans sommeil.
Il y a eu le moment
Où, soudain, le printemps
A repris ses serments.
Il y a eu le bonheur
Qui s'est enfui en pleurs
D'avoir brisé deux c½urs.
Il y avait un garçon qui vivait simplement,
Travaillant dans le faubourg.
Il y avait une fille qui pleurait en songeant
A son premier amour.
Il y avait le destin
Qui marchait son chemin
Sans s'occuper de rien.
Tant qu'il y aura des amants,
Il y aura des serments qui ne dureront qu'un printemps... 66666666666666 EDITH PIAF
Mon Dieu Mon Dieu
Mon Dieu
Mon Dieu
Laissez-le-moi
Encore un peu
Mon amoureux~
Un jour
deux jours
huit jours
Laissez-le-moi
Encore un peu
A moi~
Le temps de s'adorer
De se le dire
Le temps de s'fabriquer
Des souvenirs~
Mon Dieu
Oh oui...
Mon Dieu
Laissez-le-moi
Remplir un peu
Ma vie~
Mon Dieu
Mon Dieu
Mon Dieu
Laissez-le-moi
Encore un peu
Mon amoureux~
Six mois
trois mois
deux mois~
Laissez-le-moi
Pour seulement
Un mois~
Le temps de commencer
Ou de finir
Le temps d'illuminer
Ou de souffrir
Mon Dieu
Mon Dieu
Mon Dieu
Même si j'ai tort
Laissez-le-moi
Un peu~
Même si j'ai tort
Laissez-le-moi
Encore~ 77777777777777 Edith Piaf
La Foule
Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...
Emportés par la foule qui nous traine
Nous entraine
écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchainés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
épanouis, enivrés et heureux.
Entrainés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
épanouis, enivrés et heureux...
Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...
Emportés par la foule qui nous traine
Nous entraine
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...
Entrainée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...
